Une éducatrice d'un foyer à Paris a été filmée en train de raser la tête d'un garçon de 8 ans, un acte qualifié de "gravissime" par la Ville de Paris. La vidéo, destinée à l'humiliation, a été partagée sur un groupe WhatsApp. Une enquête judiciaire a été ouverte pour "violences volontaires sur mineur".

Faits Marquants

  • Un enfant de 8 ans, placé dans un foyer éducatif à Paris, a été filmé alors qu'une éducatrice lui rasait la tête.
  • La vidéo aurait été diffusée sur un groupe WhatsApp à des fins d'humiliation.
  • La Ville de Paris a ouvert une enquête administrative et saisi la justice.
  • Une enquête judiciaire a été ouverte pour "violences volontaires sur mineur de quinze ans par personne ayant autorité".
  • La mère de l'enfant va déposer plainte.

L'Affaire en Détail

En février 2025, une scène choquante s'est déroulée au foyer éducatif Jenner, géré par l'association Jean-Cocteau dans le 13e arrondissement de Paris. Une éducatrice a été filmée par un collègue en train de raser la tête d'un garçon de 8 ans. Cet établissement accueille des mineurs et jeunes majeurs placés par l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE).

Une Vidéo d'Humiliation et des Prétextes Contestés

La Ville de Paris a qualifié les faits de "gravissimes", estimant que l'enfant avait été filmé "à des fins évidentes d'humiliation". Les images ont ensuite circulé sur un groupe WhatsApp d'éducateurs. L'éducatrice à l'origine des faits aurait initialement évoqué une "sanction", avant que d'autres raisons ne soient avancées, telles que la présence de poux, le refus d'autres coiffeurs de s'occuper de l'enfant, ou encore une autorisation parentale. La mairie a fermement rejeté ces justifications, affirmant qu'aucun prétexte ne pouvait "légitimer la violence infligée".

Enquêtes Administrative et Judiciaire Ouvertes

Suite à ces événements, la Ville de Paris a lancé une enquête administrative qui a déjà conduit au "renouvellement de l'équipe" encadrante. Parallèlement, l'autorité judiciaire a été saisie. Le parquet des mineurs de Paris a confirmé l'ouverture d'une enquête pour "violences volontaires sur mineur de quinze ans par personne ayant autorité". La collectivité parisienne envisage de se porter partie civile si des poursuites sont engagées.

La Plainte de la Mère

La mère de l'enfant, initialement réticente à porter plainte par crainte d'un transfert de son fils dans un autre foyer éloigné, a finalement changé d'avis. Son avocat a annoncé que la plainte serait déposée "dans les prochains jours". L'enfant, quant à lui, fait l'objet d'une "attention particulière" et aurait exprimé le souhait de rester dans cet établissement où il se sent "bien malgré l'épisode violent".

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